Partager l'article ! A PROPOS DE LA STATION DE MONTGENEVRE, NOUVELLE: Nous avons évoqué au début de l'été la création par la commune de ...
| Mai 2012 | ||||||||||
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Nous avons évoqué au début de l'été la création par la commune de Montgenèvre, d'une vaste extension de son domaine skiable en direction du Chaberton et du Col des trois Frères Mineurs (Vallon des Baisses).
Le projet s'inscrivait dans le cadre de la création d'une Unité Touristique Nouvelle (UTN). Les services de l'Etat viennent de déclarer le projet recevable. Nous avons déjà indiqué pourquoi cette initiative nous concernait. Mais les névachais n'en n'ont guère su davantage. Nous avons donc demandé à Monsieur le maire de Montgenèvre de nous communiquer une documentation qui permette de mieux connaître le contenu du projet. Il nous a adressé les Lettres Municipales N°22 et 23, dont une cinquantaine de pages concernaient le projet de la station. Nous les tenons disposition des personnes que cette affaire intéresse car il n'est pas question de les reproduire... il est peut-être néanmoins encore possible de se procurer ce dossier à la mairie de Montgenèvre, à moins que la mairie de Névache ne mette à la disposition du public les informations qu'elle a reçues à ce sujet.
Voici quelques points que nous avons spécialement retenus:
Le projet reste l'affaire de la commune (pas d'investisseurs privés). Pas question de passer par la Compagnie des Alpes, par exemple. La Régie autonome de la station sera l'opérateur. Les élus y tiennent beaucoup et ce choix ne parait pas poser de problèmes de financement. La population a été consultée de différentes façons, informée par la Lettre Municipale...Le dossier a été mis la disposition de la population pendant deux mois. Il n'y a pas délégation de services publics.
Le projet n'a pas été lancé pour devenir l'affaire de financiers dont les choix pouvaient ne pas respecter les priorités de la commune, notamment en ce qui concerne l'environnement et la satisfaction des besoins de la population. Les études relatives à l'environnement, pour ce qui concerne la protection des lagopèdes par exemple, ont été conduites avec les services de l'Etat. Plusieurs zones ont été «sanctuarisées» . Le sommet du Chaberton ne sera pas équipé. Le nombre d'emplois permanents de la Régie devrait passer de 20 à 30, et celui des saisonniers augmenter à due proportion.
La surface de pistes passera de 200 ha à 300 ha. La longueur des pistes passera de 75 à 100 km. Le nombre de remontées passera de 22 à 28. La capacité théorique de la station passera de 10600 à 15600 skieurs. Il ne s'agit pas, on le voit, d'une opération mineure.
Sur le plan financier, le projet est géré comme le serait n'importe quel projet dans et hors le secteur public, ce qui signifie que le plan de financement résulte d'une étude «marketing» de style classique. L'extension de la station ne reposera pas sur l'utilisation de fonds publics (subventions). Ce point paraît essentiel à une époque où l'Etat et les collectivités territoriales ont des moyens financiers très limités. Mais un bon projet est, cependant, presque toujours finançable.
Reste la question de la coopération intercommunale, notamment dans le domaine de l'environnement, Montgenèvre, Val des Prés et Névache sont, toutes trois, parties prenantes dans la même Opération Grand Site, avec, en principe le même objectif, parvenir à la labelisation Grand Site de France. Sans oublier les communes italiennes voisines avec lesquelles nous avons partie liées.
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